Duc Nghia TRAN
Infographiste en multimédia alternance 2016


Témoignage infographiste en multimédia alternance

Quelle formation suivez-vous ?

Je suis en BAC+2 infographiste en multimédia en alternance, il s’agit d’un diplôme de titre professionnel de niveau III. Je fais mon alternance chez Casino comme graphiste au sein du service marketing.

Quel parcours avez-vous suivi avant cette formation ? (BAC, prépa art, jobs…)

J’ai fait une année préparatoire d’art à Paris, puis j’ai intégré les Beaux-Arts de Caen où j’y ai passé 3 années pour obtenir un DNAT design graphique. Mes années aux Beaux-Arts m’ont permis d’améliorer mon coup de crayon, d’acquérir une culture visuelle et surtout de développer un regard critique. J’ai eu l’opportunité de tester différentes techniques comme la sérigraphie, la gravure, l’imprimerie, la céramique, la photo et même le bois. Les Beaux-Arts c’est comme un laboratoire d’expérimentation où l’on peut travailler l’image et la matière.

Pourquoi avez-vous choisi cette formation ?

À l’issu des Beaux-Arts, je n’ai malheureusement pas réussi à trouver un poste de graphiste malgré de nombreuses recherches sur Saint-Étienne et Lyon. J’ai été reçu à plusieurs entretiens mais mon profil n’était pas assez orienté web. Il y a très peu d’offres où l’on demande uniquement une spécialité print. De plus, mon book ne semblait pas correspondre aux attentes des recruteurs, il a été jugé trop « artistique ». La plupart des offres d’emploi en graphisme demandent une grande polyvalence : savoir développer un site web, une newsletter, maîtriser la vidéo et connaître parfaitement la suite Adobe. Aujourd’hui, il est primordial pour un graphiste d’avoir des connaissances en web.

Comment avez-vous fait pour choisir votre école ? Quels ont été les éléments déterminants pour vous ?

Je cherchais une formation en alternance pour mettre un pied dans le monde du travail. Honnêtement, j’ai démarché et postulé dans plusieurs écoles d’art de Lyon, j’ai notamment été accepté à l’EDAIC et Presqu’Île. Cependant, j’ai choisi l’AFIP pour deux raisons : - La première est parce que j’ai été bien suivi par le conseiller Stéphane Evrard, cela m’a vraiment rassuré d’avoir quelqu’un de disponible qui répondait à toutes mes interrogations. Ensemble, on a revu mon book, refait mon CV et il m’a présenté à plusieurs entreprises qui correspondaient à mon projet professionnel. J’ai vraiment été coaché et encadré durant toute la durée de ma recherche d’entreprise. - La deuxième est que l’AFIP est une des rares écoles à proposer une formation d’infographie/web sur 18 mois. Les autres écoles se positionnent sur des cycles plus courts de moins de 12 mois et je trouvais cela insuffisant pour acquérir de véritables bases en web.

Pouvez-vous nous parler de votre formation à l’AFIP. Quels types de cours avez-vous ? Qu’apprenez-vous ?

Les cours sont techniques, on exploite divers logiciels comme Photoshop, Illustrator, Indesign, Flash, Aftereffect,… On apprend aussi de nombreux langages web comme le HTML, le CSS, le PHP, le JAVASCRIPT. Les cours de développement web sont aussi importants que les cours d’infographie. Généralement, nous avons une matière par jour, un professeur nous donne un exercice que l’on fait directement avec lui et le professeur circule dans la classe pour nous aider. Des ordinateurs portables sont à disposition des élèves mais je préfère travailler avec le mien car j’ai tous mes raccourcis et toutes mes polices dessus. De temps en temps, nous avons un sujet libre notamment en web où par exemple on nous demande de répondre à une commande. La plupart des intervenants sont des professionnels qui nous mettent dans des conditions réelles. Par exemple, un annonceur qui passe une commande à une agence de communication. On nous demande alors d’analyser le contexte du client à savoir ; ses concurrents, sa problématique, le positionnement de son produit et nous devons proposer une solution graphique. Nos professeurs sont très techniques, mais ils sont aussi attentifs à la façon dont nous nous exprimons à l’oral, pour défendre notre projet. Nous travaillons avec eux notre vocabulaire.

Comment se passe votre rythme alternance ? Êtes-vous satisfait de ce choix ?

En moyenne, je passe 1 semaine à l’école et 3 semaines en entreprise. Je ne vous cache pas que l’alternance c’est difficile, et qu’il ne faut pas tout attendre des professeurs, surtout dans les métiers du graphisme. Nous n’avons pas de devoirs, ni de bulletin de note, il faut donc être autonome et ne pas tout attendre de l’école pour se former, il faut être curieux et autodidacte pour suivre cette formation. L’école nous donne des bases, mais il faut aller plus loin. Aussi, je passe énormément de temps à me balader sur des forums. Les professeurs de l’AFIP sont relativement disponibles, nous avons leurs mails et nous pouvons correspondre avec eux si besoin.

Quel est votre projet professionnel ?

J’aimerais créer un collectif de graphistes avec 2 amies des Beaux-Arts. L’une est graphiste à New-York et l’autre est graphiste en Côte-d’Ivoire.

Qu’est ce qui vous plait dans le métier de graphiste ?

Je voulais faire un métier créatif et être acteur de la vie économique. Le graphiste est un maillon essentiel de cette chaîne, car la communication est un levier primordial pour la croissance et la santé de l’entreprise. Il est quotidiennement confronté aux deadlines, et aux réalités financières des entreprises. Si l’artiste interroge, le graphiste lui répond à une demande. Son objectif est de mettre en forme l’information. Cela nécessite d’être curieux, d’être toujours au courant des nouvelles tendances. C’est ce qui rend le métier si intéressant. Pour moi, le graphiste, tout comme l’architecte et le designer, a un rôle important à jouer dans le domaine des arts appliqués. C’est un artisan qui façonne le paysage urbain, à nous d’être créatif et d’innover. Je m’efforce sincèrement à créer de belles publicités en dépit des contraintes techniques et budgétaires. Je souhaite apporter quelque chose à Casino, participer avec eux à l’évolution de leur image de marque, à travers de nouveaux concepts graphique. On travaille dans l’échange et en interaction avec tous les départements, même si nous ne sommes pas toujours d’accord. Je suis convaincu que je peux encore faire progresser les visuels de mon entreprise, j’aime profondément mon métier.

Si vous souhaitez découvrir le book et le portfolio de Duc TRAN, cliquez sur les liens ci-dessous http://duc-tran.tumblr.com/ https://www.behance.net/ductrandg    Publié en mars 2015



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